Human rights: an essential compass in the movement of history (fr)
Geneva, 23.02.2026 — Address by Federal Councillor Ignazio Cassis, Head of the Federal Department of Foreign Affairs (FDFA), at the opening of the 61st session of the Human Rights Council in Geneva – Check against delivery
Monsieur le Président du Conseil des droits de l’homme,
Madame la Présidente de l’Assemblée générale,
Monsieur le Secrétaire général,
Monsieur le Haut-Commissaire aux droits de l’homme,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellences, Mesdames et Messieurs,
J’ai le plaisir de vous accueillir à Genève pour la 61ème session du Conseil des droits de l’homme.
Depuis vingt ans, nous nous réunissons dans ce Conseil pour une même tâche : protéger la dignité humaine dans un monde qui change plus vite que nos institutions.
Aujourd’hui, les crises se multiplient, on l’a déjà entendu. La confiance s’érode – entre États, entre sociétés, parfois même au sein même des institutions.
Les ressources se raréfient alors que les attentes et les besoins paraissent illimités.
Les avancées technologiques ouvrent des perspectives inédites, mais créent aussi de nouveaux risques pour les libertés.
Dans ce contexte, les droits de l’homme ne sont pas un luxe.
Ils sont une nécessité – une boussole.
Mais pour rester crédibles, nous devons faire preuve de clarté et de discipline.
Nous ne pouvons pas tout faire. Nous devons concentrer nos efforts là où les droits sont le plus menacés et viser un impact réel.
C’est l’approche que la Suisse a retenue dans ses nouvelles lignes directrices : se recentrer sur l’essentiel – la protection de l’individu et de ses libertés fondamentales – tout en réaffirmant l’universalité et l’indivisibilité des droits.
Vingt ans après sa création, ce Conseil doit plus que jamais être un lieu de véritable dialogue – au-delà des simples déclarations – capable d’agir face aux crises.
Des progrès existent, mais ils restent fragiles et inégalement partagés.
Excellences
Dans un monde fragmenté, il est essentiel de préserver des lieux où le dialogue reste possible – même, et surtout, lorsque les positions divergent profondément.
Genève est l’un de ces lieux.
L’esprit de Genève – fait de respect, d’écoute et de pragmatisme – doit continuer à guider nos travaux.
Je vous remercie.
