Incendie de Crans-Montana : deuxième discussion exploratoire sur l’organisation de la table ronde
Berne, 30.04.2026 — Le 30 avril 2026, l’Office fédéral de la justice (OFJ) à Berne a accueilli la deuxième discussion exploratoire sur l’organisation d’une table ronde pour gérer les conséquences de l’incendie de Crans-Montana. Cet échange visait à concrétiser davantage le but, la composition et le mode de fonctionnement de la table ronde. Laurent Kurth, nommé par le Conseil fédéral à la présidence de la table ronde, a participé à la discussion.
En février 2026, le Conseil fédéral a décidé d’organiser une table ronde sous l’égide de la Confédération pour gérer les conséquences de l’incendie de Crans-Montana. Peu après, une première discussion exploratoire s’est déroulée à l’OFJ afin de clarifier les attentes, les besoins et les questions en suspens. La deuxième discussion exploratoire d’aujourd’hui visait à concrétiser davantage le contenu de la table ronde. Cette rencontre a été constructive et axée sur la recherche de solutions.
Laurent Kurth : la reconnaissance des victimes et de leur proche est au centre des préoccupations
Laurent Kurth s’est officiellement présenté comme le président de la table ronde dans le cadre de cette rencontre. Il a réaffirmé son indépendance et sa neutralité et a précisé en outre qu’il endosserait intentionnellement un rôle de médiateur dans ce processus. Il a également souligné que la reconnaissance des victimes et de leurs proches est au centre de ses préoccupations.
Le but de la table ronde est de convenir de transactions extrajudiciaires
La table ronde vise à concilier les victimes, leurs proches, les assureurs concernés, les personnes éventuellement tenues de verser des prestations ainsi que les autorités concernées. Son but est de faciliter le dialogue et de soutenir, à travers l’implication des personnes concernées, les négociations transactionnelles extrajudiciaires. Ces transactions permettront d’éviter de longues procédures judiciaires, souvent très éprouvantes et sources d’incertitudes pour les victimes et leurs proches. La participation à la table ronde est volontaire ; elle n’implique aucune reconnaissance de responsabilité juridique. La table ronde ne préjuge en rien des décisions judiciaires qui seront rendues dans les procédures civiles ou pénales.
La conclusion de transactions extrajudiciaires dépend uniquement de la volonté des participants. Si les personnes concernées s’entendent sur une solution satisfaisante, le Conseil fédéral s’était déclaré prêt à y participer financièrement pour un montant maximal de 20 millions de francs. Le Parlement débat actuellement de la participation de la Confédération.
Les préparatifs en vue de la constitution de la table ronde continuent : la prochaine discussion exploratoire aura lieu en juin 2026.